Le deuxième jour, après avoir réglé cette histoire de feu et bu un bon thé au feu de bois, on est allé visité les parcs naturels de Big Sur. Le trajet en voiture était épique, il fallait rouler à 20 à l'heure sur de petits chemins en terre, mais une fois entré dans Andrew Molera State Park ça vallait vraiment le coup.
Il y avait plusieurs randonnées à faire, on en a choisi une qui était faisable en une bonne heure pour pouvoir retourner manger au camping pas trop tard et aller dans un autre parc l'après-midi. Le parcours était époustouflant. Après avoir traversé la forêt le chemin débouchait sur des dunes de sables, puis sur une falaise avec une vue imprenable sur des plages sauvages, certaines inaccessibles car sites protégés. On voyait au loin les gens sur une plage, ils avaient fait une autre randonnée, à cheval. Au bord de la falaise on a aussi croisé une famille d'Américains avec leurs 2 fils espiègles qui, sans se soucier de la marée montante, escaladaient la falaise trempée. On a bien parlé avec les parents puis on a continuer sur le chemin qui faisait une boucle et nous ramenait vers la forêt. Une fois revenu sur nos pas, on s'est dit qu'on pouvait essayer d'emprunter un chemin non balisé qui menait peut-être vers la plage. On avait vu des gens d'en haut donc on s'était dit que c'était faisable. Malheureusement, au bout du chemin il y avait la rivière qui s'écrasait contre la falaise, nous séparant d'à peine quelques mètres de la plage. On a essayé d'insister et d'escalader un peu la falaise pour ensuite sauter sur la plage, comme les Allemands devant nous, mais c'était trop dangereux. On aurait bien traversé la rivière, mais elle était trop profonde et ça ne valait pas le coup, même si c'est vrai qu'une fois sur la plage on aurait pu rentrer par un chemin différent. Finalement, on est revenu sur nos pas et, en passant devant un panneau qui interdisait formellement d'escalader la falaise, on s'est dit qu'on avait fait le bon choix en revenant par le chemin normal.
L'après-midi on est allé dans un autre parc national, après avoir mangé nos super croques-monsieur au feu de bois accompagnés, bien sûr!, de Pringles. Du début à la fin de notre séjour, on a mangé des Pringles tous les jours, tellement il y a de parfums différents aux États-Unis (sauce Ranch, Pizza, Baked Potato, etc.), et aussi parce que la boîte coûte 1 dollar. C'était aussi pratique d'avoir quelque chose de facile à manger pendant les balades, dans des boîtes qui ferment bien, ce qui n'est pas négligeable une fois qu'on s'est rendu compte que les animaux, surtout les corbeaux, sont capables de tout quand ils sentent l'odeur de la nourriture.
Le parc national de l'après-midi c'était Pfeiffer Beach. On pensait avoir payé le matin pour un ticket qui nous donnait le droit d'entrer dans tous les parcs pendant une journée, mais une petit jeune à l'entrée de Pfeiffer Beach nous a refait payer. On s'est fait avoir, on pense que le jeune arrondissait ses fins de mois comme ça. Enfin difficile de passer en force, il y avait une barrière que seul lui pouvait ouvrir en appuyant sur un bouton dans sa cabine. On était pas à 5 dollars près non plus!
Pfeiffer Beach devait être notre première plage californienne ensoleillée, chaude, où on pourrait se faire un peut bronzer dans un cadre naturel magnifique. Mais si le décor à bien été au rendez-vous, le soleil lui n'a pas résisté longtemps au fameux fog. Il y avait de toute façon tellement de vent que c'était désagréable, c'était surtout une plage de surfers.
Le soir on s'est extasié autour du feu, tout content d'être arrivé à en faire un beau, avec de belles flammes qui font bien partir les insectes et les corbeaux. Et puis le lendemain il fallait défaire la tente et prendre la route à nouveau, toujours sur Highway 1, toujours vers le sud, en direction de Morro Bay.