Santa Barbara.
On est arrivé tôt, en début d'après midi, et l'auberge n'ouvrant ses portes qu'à 14h30, on a du se promener un peu. On n'est pas allé très loin: à un bloc (pâté de maison) de là se trouvait la plage, avec un pier à en faire pâlir pas mal de villes anglaises. On est allé jusqu'au bout du pier, en repérant au passage en resto appelé Moby Dick qui nous avait l'air pas mal pour notre repas de premier anniversaire de mariage (noces de coton (commerce équitable bien sûr, le coton!)).
Après un enregistrement très peu professionnel réalisé par celui que l'on a baptisé "l'homme à la voix la plus énervante du monde", on a juste posé nos sacs dans la chambre, puis on est retourné se balader en ville. Santa Barbara est traversée par une très longue avenue principale, State Street, d'où partent une multitude de rues perpendiculaires. Un schéma classique de ville quadrillée à l'américaine, très simple pour s'orienter! On a passé notre première après midi à remonter cette rue aussi loin que nos petits mollets musclés nous le permettaient ce jour-là, c'est-à-dire jusqu'à mi-chemin à peu près. L'ambiance était très chic, la rue bordée de nombreux commerce. On sentait bien qu'il y avait de l'argent et c'était un vrai défilé de mode sur le trottoir. La ville idéale donc pour faire du shopping. Seulement, on était assez fatigué, et on est donc rentré à l'auberge pour faire un peu d'internet (payant...) avant de s'écrouler devant les JO.
Le premier jour, on a mis en place le schéma qui allait se reproduire le reste du séjour: un brouillard à couper au couteau (le fameux fog) nous a orienté vers la visite du musée de la marine locale. Beaucoup de maquettes de bateaux, un peu d'histoire sur le port de Santa Barbara, et un film hyppie sur le surf, datant des années 70, qui nous a donné le mal de mer. Une fois le fog disparu, on est allé à la plage, la première vraie plage ensoleillée, sans fog, sans vent insupportable... mais pas assez de temps pour en profiter car il nous fallait rentrer avant 12h30 si on voulait avoir la possibilité de manger ce qu'on s'était acheter avant qu'ils ne ferment et qu'on n'ait plus accès au frigo. Autant dire qu'on a moyennement apprécié nos sandwiches... L'après midi on est retourné à la plage. Puis vers 16h, douche et on est repartit en ville se faire un frappuccino (chocolat pour mymy, thé vert pour moi), après avoir laissé tombé notre première envie de smoothie (trop cher pour ce que c'est).
Le lendemain rebelote: visite le matin pendant le fog, et plage une fois que le soleil a pointé son nez. La visite à pied nous a conduit jusqu'à la mission de Santa Barbara, c'est-à-dire l'église monumentale construite par les moines espagnols venus convertir les "sauvages" au christianisme. Architecturalement magnifique, entourée de beaux jardins et de villas de luxe, c'était presque parfait si ce n'est que des cars vomissant des dizaines d'Italiens nous ont gaché une partie du plaisir. Malgré tout on a beaucoup aimé. Ensuite donc retour à l'auberge pour engloutir des sandwiches et des chips (healthy living), puis on est allé se faire une bonne grosse après midi de plage. 2-3 heures en plein cagnard, et une eau assez agréable pour pouvoir se baigner, même si on n'était pas les seuls et que les algues étaient aussi de la fête. Farniente, lecture des livres qu'on s'était achetés pour l'occasion ("the Aztec Heresy" pour Mymy, "Ben Franklin: the Autobiography and Other Writings" pour moi.). Puis quand on en a eu marre, on est retourné en ville, en essayant de battre un nouveau record et d'aller encore plus loin. Pas de frappuccinos cette fois-ci, mais d'énormes glaces italo-américaines (italiennes pour le goût, américaines pour la quantité): il devait y en avoir pour mille points Weight Watchers.
Le jour suivant, après un semblant de grasse matinée on est allé à pied jusqu'au zoo: une longue et inutile balade pour se rendre compte que c'était hors de prix, à moins d'y rester une journée entière. On a quand même pu admirer les nombreux participants au triathlon de Santa Barbara en plein effort. Au retour on a marché le long de la plage en rigolant bien devant les mouettes toutes fofolles et d'autres oiseaux aux formes bizarres. Et puis bien sûr sandwiches plage. Cette fois-ci on est resté encore plus longtemps au soleil, et on a bien brûlé! Enfin c'était pas grave parce que c'était le dernier jour, le 23 août...
Ca vous dit quelque chose? Et oui, c'était notre premier anniversaire de mariage! On l'a fêté au restaurant Moby Dick dont je vous ai déjà parlé, sur le pier, avec une vue imprenable sur la mer et un coucher de soleil à couper le souffle. On s'est partager une énorme assiette de fruits de mer qu'on a eu du mal à finir, alors que les américains autour commandaient ça pour une personne! C'était très romantique, on a passé un super moment.
Enfin, le lendemain on s'est levé tôt pour entamer le voyage retour jusqu'à San Francisco en faisant d'abord escale à Morro Bay, la villa balnéaire au gros rocher volcanique où on s'était déjà arrêté avant d'aller au parc des séquoias. Elle nous a fait encore moins bonne impression cette fois-ci: le fog était de loin le plus intense qu'on ait vu, impossible de voir à 5 mètres, et obligés de mettre nos vestes polaires tellement il faisait froid. Le but principal était de bien nous reposer et de passer une nuit confortable avant de retourner à San Francisco, et le motel a parfaitement rempli sa mission.
Après une bonne nuit de sommeil, départ à la fraîche pour SF que l'on a rejoint après 5-6 heures de route. On a laissé nos sacs à l'auberge puis on est vite allé rendre la voiture à l'agence avec un énorme pincement au coeur: on s'y était drolement attaché après 3000 miles! Elle ne nous a jamais lâché et on a toujours pu compter sur elle. On avait presque envie de s'acheter une Yaris en rentrant! Pour se remonter le moral, qui commençait à baisser avec la fin toute proche du voyage, on a profité de notre super chambre dans une annexe de l'auberge avec une vue magnifique sur le financial district et la Pyramid Tower. L'ambiance y était aussi bien plus calme, et on était presque les seuls ce qui a facilité l'accès à la salle de bain, à internet, etc. Bref, plus de confort.
Tout voyage a une fin, et après avoir profité de notre dernier petit déjeuner gratuit à l'auberge on est parti pour l'aéroport en empruntant non pas un taxi hors de prix comme à l'aller, mais le réseau de transports en commun extrêmement efficace et bon marché. Le vol jusqu'à Cincinnati a été anecdotique, celui vers Gatwick également. Et les jours suivants n'ont été que l'occasion de commencer à écrire nos messages sur ce blog pour entretenir le charme du voyage tout en vous le faisant partagé, et en essayant tant bien que mal de se remettre du décalage horaire!
Ca fait maintenant 3 semaines qu'on a repris le boulot et je finis seulement d'écrire ce dernier message aujourd'hui, ce qui vous donne une idée de ce que c'est que d'être prof je pense. Pas de misérabilisme, on adore ce qu'on fait, mais c'est beaucoup de boulot! Voilà, maitenant il ne reste plus qu'à attendre vos réactions, nombreuses on l'éspère. N'hésitez pas non plus à laisser un message pour nous faire vivre vos vacances en France, ou à l'étranger!